L’entrainement en travaillant 40 heures par semaine

Capture d’écran 2016-06-03 à 10.21.19En tant qu’ingénieur mécanique chez Robotiq, je ne corresponds pas à la définition du « bike bum ». En vérité, je travaille à temps plein et pousse des watts dans mes temps libres. Avec les années, j’ai réussi à trouver « mon » équilibre entre l’entrainement, les courses et le travail si bien que c’est devenu une habitude. Malgré le fait que mon mode de vie soit occupé, il est sain, sans quoi je ne performerais pas aux meilleurs de mes attentes (rivalisant parfois contre des pros).

Je reçois souvent des commentaires comme quoi je suis chanceux de pouvoir rouler aussi souvent. À vrai dire, ça ne se fait pas par chance, de façon fortuite; ça demande de la gestion de temps et de la discipline. Par ailleurs, je ne suis pas « super naturel »; je travaille 8 heures, en dors 8 autres et réussi à trouver le temps pour m’entrainer entre 1-2 heures par jour.  Autrement dit, je crois que je créé mes opportunités en gérant bien mon temps et que je travaille fort pour arriver à mes fins.

Voici 7 points que je partage pour tout travailleur à temps plein qui désire s’entrainer pour performer.

  1. Avoir un horaire flexible

Premièrement, j’ai un employeur qui me permet de gérer mon horaire de travail comme bon me le semble et je lui en suis reconnaissant. En fait, mon patron a compris qu’en nous permettant de se développer et d’avoir du succès autant au travail que dans nos vies sociales, nous sommes plus enthousiastes au boulot. Et compte tenu de ce qui précède, la productivité d’entreprise est augmentée. Ainsi, mon horaire flexible rend mon programme d’entrainement prolifique et ma motivation au travail est inégalée « To the Pine »!

  1. Avoir un entraineur

Procurez vous un entraineur qui comprend la réalité du travailleur-athlète et qui bâtit un programme d’entrainement en conséquence. Par exemple, faire une sortie d’endurance de 4 heures un beau mardi n’est pas vraiment réaliste. Par ailleurs, je conseille de garder les entrainements de la semaine cours et intenses. Autrement, les fins de semaines sont idéales pour faire des longues sorties. Sarah les appelle « weekend choc »; un terme populaire en course en sentier qui semble bien fonctionner pour les personnes ayant la même réalité que nous.

Aussi, si vous avez une semaine chargée au travail, faites en mention à votre entraineur pour qu’il prévoie des entrainements en conséquences. À l’inverse, prenez avantage d’une semaine plus facile au travail pour monter le millage et créer de la fatigue dans un cycle prévu. Dans le même ordre d’idée, un entraineur est souvent meilleur que soi-même pour reconnaitre les signes et les symptômes de fatigue précoce et sera certainement un bon guide pour donner des conseils et une rétrospective constructive.

  1. Optimiser ses journées

Travaillez de la même manière que vous faites vos courses : « À bloc ! ». Arrangez votre journée pour qu’elle soit la plus efficace possible en priorisant les choses que vous voulez accomplir et en organisant vos plages horaire pour qu’elles soient fonctionnelles. Prenez une pause pour diner plutôt courte, évitez les pertes de temps de type « mémèrage » avec les autres employés et  trouvez une façon d’être concentré lorsque vous accomplissez des tâches ardues. N.B. Téléchargez vos segments strava avant d’aller au boulot.

J’essaie le plus possible de diviser ma journée de 8 heures au travail en « intervalles ». En fait, je tente de ne pas travailler plus de 4 heures sur un même projet. Plutôt, je divise mes tâches en intervalles de 90 minutes suivies de pauses de 20-30 minutes. Ensuite, je prends ma fin d’après-midi pour effectuer des trucs qui demandent moins de concentration, comme répondre à des e-mails.

Journée typique de Mathos : Je me réveille à 5:30, j’embarque sur mon vélo à 6:30, roule ou fais un entrainement spécifique jusqu’à 8:00-8:30, pars de la maison à 9:00 et arrive au boulot à 9:30. Je mange une collation et bois un autre café sur le chemin. Une fois au travail, je suis fin prêt pour attaquer la journée.

  1. Bien manger/bien dormir

Capture d’écran 2016-06-03 à 10.52.16Essayez de manger des aliments frais, non transformés avec une variété de fruits et de légumes, de glucides et un peu de protéines. Il y a quelques années, j’ai découvert la série de livres de recettes de « FeedZone » et ça a influencé ma diète. Brièvement, c’est écris par le Dr. Allen Lim et Biju Thomas qui y partagent les recettes servies aux cyclistes professionnels qui roulent sur le Tour de France et le Pro-Tour.

Aussi, buvez beaucoup d’eau! Le thé est une bonne façon de s’hydrater durant la journée. Sarah et moi avons un faible pour l’eau avec des bulles et nous nous sommes procurés une « sodastream » il y a quelques semaines! « It’s a must! »

Pour ce qui est de la caféine, si vous remarquez que vous avez besoin d’une plus grande consommation pour rester éveillé, vous devez avoir besoin d’un peu plus de repos. Personnellement, je bois du Kicking Horse décaféiné les journées de travail et du kick Ass les fins de semaines lorsque j’ai de gros trainings et des courses.

Le sommeil est nécessaire pour être fonctionnel et pour récupérer. Donc, il est important de dormir suffisamment d’heures pour demeurer productif. Aussi, ne pensez pas pouvoir sortir tard. En revoyant vos priorités, force est d’admettre que vous devriez vous coucher tôt. Et pour éviter les endormitoires en après-midi, la meilleure façon est de faire une sieste. D’un autre côté, ce peut-être mal vu au travail, mais le fait de fermer les yeux juste quelques instant est mieux que rien… Tentez l’expérience.

  1. Respecter ses zones d’entraînement

Faites vos intervalles et vos courses aux maximum de vos capacités et respecter vos repos actifs. Personnellement, j’ai de la difficulté à me contrôler. Donc, je choisi mes partenaires d’entrainement en fonction de ce que j’ai de prévu. Par exemple, je vais avec la gang du Collectif Parlee lorsque je veux faire une sortie plus difficile et avec ma blonde lorsque je veux aller molo.

  1. Est-ce que cet entrainement en vaut vraiment la peine?

Si vous avez plus de désavantages que d’avantages à faire un entrainement particulier, ne le faites tout simplement pas. Repoussez votre sentiment de culpabilité parce que ça ne vaut vraiment pas la peine. Par exemple, supposons que vous avez un rhume, qu’il fasse 5 degrés celcius dehors, qu’il pleuve à en boire debout et que vous étiez supposés faire une sortie de 4 heures. Que feriez vous ? Je dirais : soyez plus intelligent et changer vos plans, restez à la maison et faites une « spin » sur le rouleau pour une heure ou plus. À long terme, vous vous féliciterez pour ne pas avoir empiré votre condition et ne pas être malade ou blessé le jour de la compétition.

  1. Vous avez seulement un corps

Ceci est un conseil de mon entraineur actuel. Essentiellement, le message est que nous n’avons pas un corps pour le travail et un autre pour l’entrainement. En fait, il y a une quantité limitée d’énergie que l’on peut dépenser dans une journée et si vous comptez la dépenser sur votre bicycle, c’est correct, mais n’ayez pas de grande aspiration pour votre journée au travail.

Gardez en note :

Le principe fondamental de l’entrainement est de créer une fatigue et de récupérer pour devenir plus endurant ou plus fort. Ainsi, dans tous programmes d’entrainement moindrement adéquats il y a une périodicité, c’est-à-dire une planification sous forme de cycles progressifs dont le but est d’atteindre un pic de forme au moment désiré en jouant sur l’effet de la surcompensation. Ceci étant dit, comparativement à un athlète à temps plein, le travailleur-athlète a moins de temps libre pour faire attention aux petits détails qui permettent de bien se rétablir.  Donc, il est plus facilement enclin à vivre un surmenage, surtout s’il ne reconnait pas bien les signes et symptômes de la fatigue excessive. Donc, portez attention aux signes de fatigue mais ne capoter pas à propos de ceux-ci. Gardez en tête que ce que vous faites, vous le faites pour le fun et que vous ne voulez pas gâcher d’autres aspects de votre vie bien plus importants pour quelques entrainements qui sont parfois de trop.

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à me contacter, ça me ferait plaisir de vous faire des suggestions pour vous aidez à demeurer sur le droit chemin.

Gofundme SarouleMathos

 

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